Résonances de spectatrices à propos de LETZLOVE Portraits(s) Foucault, mise en scène par Pierre Maillet des entretiens entre Thierry Voeltzel, jeune libertaire et Michel Foucault publiés en 1978 dans un ouvrage intitulé « Vingt ans et après ».

Ce(lles) qui me pose question

Cinq femmes. Cinq spectatrices. Cinq regards sur le spectacle. Elles se rencontrent. Se considèrent. Se dessinent.

"Moi, je ne sais pas dessiner."

Une non plus. 

Arrêt sur image(s)

Associer des images au souvenir du spectacle.

En silence.

"Qu'ai-je ressenti déjà ?"

Stop (é)motion.

Entendre

Là où ça vibre.

"J'entends les battements de mon coeur."

Là où ça résonne.

Elles s'écoutent.

Depuis l'endroit où l'on regarde seule et ensemble.

Elles partagent leurs souvenirs.

Dire

S’exprimer, c’est renoncer à l’exhaustivité.

Choisir un mot au dépend d’un autre.

"J'ai vu..."

J'aime comprendre là d'où elles parlent.

Elles se révèlent.

Laisser apparaître qui elles sont, ça aide à dire.

Converger

Passer par l'autre.

Lire entre les lignes.

"Ces gommettes : les lunettes de Michel Foucault"

Ecrire

Une.

"Je ne fais rien. C'est à dire quelque chose. Quelque-chose d'absolu."

L'autre.

"Oui mais après ? Après ! C'est quoi le projet pour après ?"

Et celle-ci.

"J'ai toujours du mal à comprendre l'intérêt de la question pour celui qui me la pose. À part de le rassurer sur sa normalité..."

Une autre.

"Dire non. Dire ce que l'on pense même si ça fait mal aux autres. Vivre sa vie envers et contre tous."

Encore une.

"J'aimerais que ma vie ressemble à ce que j'aime.

Je n'en gagne rien mais c'est beaucoup de travail."

Merci à elles cinq.